Le ministre de l’Information, Paul Morcos, a affirmé que « le respect de la dignité humaine est un devoir et que la liberté d’expression est garantie et protégée pour tous, mais qu’elle doit s’accompagner de responsabilité sociale. Si la liberté devient un instrument de subversion sociale, elle perd son sens véritable. » Il a souligné la nécessité d’« établir un équilibre entre liberté et responsabilité, afin d’exercer notre liberté de manière responsable, c’est-à-dire d’exprimer librement nos opinions politiques sans porter atteinte aux droits et à la dignité d’autrui, notamment lorsqu’il s’agit de la dignité du pays, de son peuple et de la société, ou des personnalités nationales et religieuses. »
Suite à sa rencontre avec le patriarche maronite, le cardinal Béchara Boutros Rahi, après avoir assisté à la messe dominicale commémorant la 60e Journée mondiale des médias, il a noté que « les journalistes partagent cette conviction et s’efforcent de la transmettre à tous ceux qui s’expriment sur les réseaux sociaux, afin que l’expression soit responsable et appropriée. »
En réponse à une question concernant la campagne sur les réseaux sociaux et les mesures prises par le ministère de l’Information, le ministre Morcos a expliqué que « le ministère a intensifié ses efforts concernant les campagnes sur les réseaux sociaux et les insultes et diffamations qui les accompagnent. « Nous avons renforcé nos initiatives afin de lancer des campagnes de sensibilisation, d’information et d’éducation à grande échelle, en coopération avec des organisations internationales, notamment l’UNESCO, le Programme des Nations Unies pour le développement, des sociétés de production et le ministère de l’Éducation. »
Il a expliqué : « Nous avons tenu une réunion ministérielle pour travailler au lancement de campagnes de sensibilisation dans les écoles et les universités, dans le but de renforcer les fondements éducatifs, culturels et sociaux, car la lutte contre ces phénomènes commence par combler les lacunes en matière d’éducation et de culture civique dans ce domaine. » Il a souligné que « la plupart des actes qui dépassent le cadre de la liberté d’expression sur les réseaux sociaux, notamment les insultes, la diffamation et les discours de haine, relèvent de la compétence du pouvoir judiciaire. »
Il a ajouté : « Nous dissocions notre travail de sensibilisation et d’orientation de celui du pouvoir judiciaire. Par conséquent, nous œuvrons sur ces structures sociales et éducatives afin d’obtenir des résultats concrets », soulignant que « les médias sociaux ont été créés pour l’interaction sociale et culturelle, et non pour les insultes, la diffamation, la calomnie et les atteintes à la dignité ».
Il a insisté sur le fait que « promouvoir une culture du respect et une communication responsable demeure le meilleur moyen de bâtir une société plus consciente et plus solidaire, et les campagnes de sensibilisation y contribueront », précisant que « la télévision libanaise déploie des efforts particuliers à cet égard, de même que d’autres médias audiovisuels et imprimés, et nous poursuivrons nos efforts en ce sens ».
Interrogé sur la nouvelle loi relative aux médias et sur son traitement des questions liées aux médias sociaux, le ministre Morcos a dit : « Le projet de loi sur les médias comprend des dispositions pour lutter contre les discours de haine, ainsi qu’un chapitre consacré à la réglementation des sites web », insistant sur la nécessité d’une « nouvelle loi sur les médias qui soit en phase avec l’évolution actuelle ». Selon le ministre, « Le projet a été préparé et approuvé par toutes les commissions parlementaires compétentes, en coopération avec l’UNESCO et des experts et organisations locaux. Il est aujourd’hui en attente d’approbation à la Chambre, et j’espère qu’il ne sera soumis à aucun calcul ni considération autre que législative », soulignant son respect pour « la volonté du législateur et le principe de séparation des pouvoirs ». Il a également affirmé « la poursuite de nos efforts pour qu’une loi sur les médias moderne, actuelle et exemplaire soit promulguée, protégeant les libertés et encadrant les moyens de communication modernes ».
Ministère libanais de l’Information