Le ministre de l’Information, Paul Morcos, a estimé que le lancement de la phase d’exécution du projet de l’aéroport René-Moawad de Qlayaat constitue une étape décisive dans la réalisation des grands projets nationaux. Il a salué les efforts déployés par le président de la République, le Premier ministre, le ministre des Travaux publics et des Transports ainsi que l’ensemble du gouvernement pour concrétiser ce projet après de longues années d’attente.
Dans un entretien accordé à la chaîne MTV, M. Morcos a souligné que l’importance du projet dépasse la simple remise en service d’un aéroport existant. Il s’inscrit, selon lui, dans une vision plus large visant à renforcer le réseau national de transport aérien et à accroître ses capacités. L’aéroport de Qlayaat serait ainsi appelé à compléter l’action de l’Aéroport international Rafic Hariri, offrant davantage de flexibilité au trafic des passagers et du fret tout en consolidant la préparation du pays à long terme. Il a également salué les efforts du ministre des Travaux publics et des Transports, Fayez Rassamny, soutenus par le président de la République et le chef du gouvernement.
Le ministre a ajouté que le projet revêt de multiples dimensions économiques et de développement. Il devrait contribuer à dynamiser les secteurs du tourisme, du commerce et de la logistique, attirer de nouveaux investissements et créer des emplois directs et indirects. Selon lui, cette initiative concrétise le principe du développement équilibré longtemps réclamé par les régions libanaises, notamment le Nord et le gouvernorat d’Akkar.
M. Morcos a également estimé que l’arrivée de compagnies aériennes, en particulier à bas coût, élargirait les options de voyage pour les résidents et les expatriés libanais, tout en réduisant le coût d’accès à plusieurs destinations régionales et européennes. Cette évolution aurait un impact positif sur l’activité économique et touristique de la région.
Selon lui, disposer d’un deuxième aéroport opérationnel au Liban n’est pas un luxe mais une nécessité nationale. Les économies modernes, a-t-il rappelé, ne fondent pas la continuité de leur secteur aérien sur une seule infrastructure, mais sur un réseau intégré capable de s’adapter à la croissance et aux différentes circonstances.
Le ministre a souligné que le Nord du Liban dispose d’importantes ressources humaines et économiques qui n’ont pas bénéficié d’investissements suffisants au cours des dernières décennies. La remise en service de l’aéroport représente ainsi une occasion de mieux intégrer cette région dans le cycle économique national et de la transformer en pôle d’attraction pour l’investissement, la production et les services.
Il a également insisté sur les retombées positives attendues pour le secteur agricole, particulièrement dans l’Akkar, l’une des principales régions agricoles du pays. Le transport aérien permettrait aux produits libanais d’accéder plus rapidement aux marchés étrangers à des coûts compétitifs, ouvrant de nouvelles perspectives d’exportation vers les pays du Golfe et les marchés régionaux.
Dans le même contexte, M. Morcos a relevé que la proximité de l’aéroport de Qlayaat avec le Port de Tripoli permettrait, pour la première fois, d’envisager la création d’un système logistique intégré dans le nord du Liban, combinant transport maritime et aérien. Un modèle déjà adopté dans plusieurs centres économiques internationaux et susceptible de renforcer la compétitivité de la région ainsi que son attractivité pour les investisseurs.
Il a rappelé que les expériences internationales démontrent que les aéroports modernes ne sont plus de simples infrastructures de transport, mais de véritables pôles économiques autour desquels se développent des activités commerciales, de services et d’investissement.
Enfin, le ministre a affirmé que le projet contribuerait à réduire la pression sur l’aéroport international de Beyrouth et à mieux répartir le trafic aérien. Il renforcerait également les liens avec les Libanais de l’étranger, le Nord abritant l’une des plus importantes communautés d’origine libanaise au monde. Il devrait également stimuler le tourisme en facilitant l’accès aux sites naturels et patrimoniaux de la région.
M. Morcos a conclu en affirmant que l’aéroport de Qlayaat n’est pas un projet réservé à l’Akkar ou au Nord, mais un projet national au service de tout le Liban. Il combine des dimensions économiques, de développement et stratégiques, tout en illustrant la capacité de l’État à passer du stade des études à celui de la mise en œuvre concrète, en partenariat avec le secteur privé, afin de renforcer la confiance dans l’avenir du Liban et dans sa capacité à retrouver son rôle de centre régional d’échanges et d’investissements.
Ministère libanais de l’Information