La Direction générale de la Défense civile libanaise a organisé un atelier intitulé « Ensemble pour une société plus sûre : renforcer la sensibilisation aux risques liés aux munitions explosives à travers le Liban », à l’hôtel Voco à Beyrouth, en coopération avec le ministère de l’Information, l’ambassade de Belgique au Liban et le Centre libanais de lutte antimines (LMAC).
L’événement s’est déroulé en présence du ministre de l’Information, Me Paul Morcos, de l’ambassadeur de Belgique au Liban, Arnout Pauwels, ainsi que de représentants du Centre libanais de lutte antimines.
« Transmettre la vérité est aussi risqué que secourir les victimes »
Prenant la parole, le ministre Paul Marqos a déclaré :
« La scène qui se présente devant moi est profondément émouvante, car elle réunit les acteurs des secours et du sauvetage, qui risquent leur vie pour sauver celle des autres, ainsi que les journalistes, rassemblés autour d’une même mission suprême : si les premiers transportent les victimes, les seconds transportent la vérité, aussi difficile, douloureuse ou tragique soit-elle. Mais transmettre la vérité, tout comme porter secours aux victimes, est une mission semée de dangers. »
Il a souligné que les journalistes couvrant la guerre israélienne contre le Liban et les attaques israéliennes, tout en témoignant des nombreux morts, blessés et destructions de villages et de localités, accomplissent « une mission noble et essentielle, mais également extrêmement pénible », au péril de leur vie.
Le ministre a rappelé que les journalistes bénéficient d’une protection en vertu des quatre Conventions de Genève de 1949 et de leurs Protocoles additionnels de 1977, notamment l’article 79 du Protocole additionnel I, qui reconnaît explicitement les journalistes comme des personnes devant être protégées en période de conflit armé.
« Il existe une grande différence entre le simple fait de ne pas prendre les journalistes pour cible et l’obligation de leur assurer une véritable protection », a-t-il insisté, rappelant que plusieurs journalistes libanais ont néanmoins été tués ou blessés.
Prévenir les risques dans les zones contaminées
Paul Morcos a expliqué que cet atelier vise à éviter de nouvelles victimes après la guerre, alors que certaines régions restent contaminées par des engins ou des munitions explosives.
« C’est pourquoi j’ai immédiatement accueilli favorablement l’initiative de la Défense civile, conduite par le brigadier Imad Khreiss, afin d’organiser, avec le soutien de l’ambassade de Belgique, cette session de formation. J’espère qu’elle vous permettra d’acquérir les connaissances nécessaires pour intervenir dans ces zones à risque tout en assurant votre sécurité, afin de poursuivre votre mission d’information. »
Journalistes et secouristes, un même combat
Le ministre a poursuivi :
« Je sais que vous partagez les mêmes risques que les membres de la Défense civile : les journalistes pour transmettre la vérité, les secouristes pour évacuer les victimes. Vous faites face aux mêmes dangers. Votre mission est la même, tout comme notre ambition commune : permettre à chacun d’exercer son devoir en toute sécurité lorsque la paix sera pleinement rétablie au Liban sous ce mandat présidentiel. »
Il a enfin évoqué le retour au Liban du président de la République, Joseph Aoun, après sa visite aux États-Unis :
« Nous espérons que cette visite produira des résultats susceptibles d’éloigner ces dangers de notre pays. Mais d’ici au retour de la stabilité que nous appelons tous de nos vœux, nous devons rester vigilants, faire preuve de prudence et nous protéger en permanence.
Ministère libanais de l’Information