Le ministre de l’Information, l’avocat Paul Morcos, a affirmé lors d’une interview accordée « La Voix du Liban » et VDL24, « la légitimité et la validité des revendications relatives à l’amélioration des conditions de vie et de la protection sociale des employés du secteur public, des enseignants et des militaires retraités ». Il a souligné que « les efforts du gouvernement sont axés sur l’obtention des financements nécessaires pour répondre à ces revendications et sur la prévention d’une nouvelle détérioration des finances publiques du pays, compte tenu des crises et des guerres successives et de la hausse du coût de la vie et de la baisse du pouvoir d’achat des citoyens libanais qui en résultent ».
En réponse à une question, le ministre Morcos a déclaré : « Nous sommes actuellement en dialogue avec les personnes dont les droits ont été bafoués. Nous collaborons pour trouver des solutions concrètes afin de relever le défi du financement et de couvrir les nouvelles dépenses, tout en nous efforçant d’éviter l’imposition de nouvelles taxes et redevances, et d’intensifier le recouvrement et le respect des obligations fiscales. »
Concernant la nouvelle loi sur les médias, le ministre Morcos a affirmé qu’il s’agit d’une « avancée positive et qualitative, ainsi que d’une pierre angulaire » de la modernisation du secteur des médias. Il a pris note des efforts déployés pour unifier Télé Liban, Radio Liban, l’Agence nationale d’information et les archives au sein d’une plateforme électronique dédiée, et pour créer la Société nationale des médias.
Il a souligné que la loi comprend un ensemble de nouvelles dispositions visant à réglementer le fonctionnement des sites web, à garantir leur transparence et leur clarté, à lutter contre la fabrication de fausses informations et les gains illicites, à réglementer les investissements étrangers dans ce secteur, à combattre les discours de haine, l’incitation à la violence et les troubles internes, à prévenir les atteintes à la sécurité et les ingérences politiques, à limiter les poursuites à la juridiction civile en général, à retirer la compétence des tribunaux militaires aux affaires médiatiques et à interdire la détention provisoire.
En conclusion, M. Morcos a insisté sur le fait que le Liban entre dans une nouvelle phase, dont les prémices se manifestent par le renforcement des liens d’une réforme globale des médias. Il a également rappelé ses appels constants à l’intégration de plusieurs améliorations supplémentaires au projet de loi sur les médias, conformément aux aspirations des syndicats concernés et des institutions médiatiques locales (presse écrite, radio-télévision et médias en ligne).
Ministère libanais de l’Information