Le ministre de l’Information, l’avocat Paul Morcos, a déclaré lors d’un entretien avec la chaîne Al-Hadath que « le discours du président Joseph Aoun a tracé une voie pour le pays, fondée sur l’exercice de la souveraineté nationale et la transformation du Liban, d’un simple pion dans le jeu de quiconque, en un État souverain capable de négocier pour lui-même ». Il a ajouté : « Nous espérons tirer parti de cette initiative présidentielle, qui a abouti grâce au soutien des États-Unis et de nos frères arabes, notamment le Royaume d’Arabie saoudite, pour parvenir à un cessez-le-feu permanent. »
Le ministre Morcos a poursuivi : « Nous espérons également que le cessez-le-feu, comme l’a indiqué le président, évoluera vers un arrêt complet de l’agression israélienne, un retrait des villages occupés, la libération des prisonniers, puis une transition vers la reconstruction et le retour des personnes déplacées dans leurs villages. »
Le ministre Morcos considère cette initiative présidentielle audacieuse, déjà amorcée, comme une feuille de route pour la stabilité du Liban. Il a souligné qu’elle se trouve actuellement dans une phase intermédiaire, celle du cessez-le-feu, qui, espère-t-il, permettra d’atteindre les objectifs visés.
En réponse à une question sur la manière de préparer l’infrastructure politique, sociale et culturelle libanaise à la mise en œuvre de l’initiative présidentielle, le ministre Morcos a expliqué : « Le président Aoun s’est adressé au monde entier, mais aussi aux personnes qui ont souffert des attaques israéliennes, qui ont perdu des martyrs et ont été blessées, dont les maisons et les villages ont été détruits, et qui ont été déplacées de leurs terres. Ces personnes résident actuellement dans des centres d’accueil et ne souhaitent pas s’installer loin, car leurs cœurs et leurs espoirs restent attachés à leurs foyers et à leurs villages.»
Il a ajouté : « Le peuple libanais a écouté le président Aoun qui s’est adressé directement à lui, parlant à une société dynamique, résiliente et patiente – une société que le président ne veut pas voir devenir victime des guerres d’autrui ni un simple pion, comme il l’a décrit, entre les mains de puissances étrangères, proches ou lointaines. Le président Aoun ne veut pas que le Liban soit une monnaie d’échange ; il veut au contraire qu’il négocie pour lui-même et qu’il se transforme en un État véritablement souverain, à l’abri de tout aventurisme et guidé par ses propres politiques et intérêts nationaux.»
Le ministre Morcos a conclu : « L’État cherche aujourd’hui à reprendre en main les affaires publiques et à négocier en son nom propre. C’est ce qu’a fait le Président, et c’est la franchise dont il a fait preuve envers le peuple libanais après une longue période d’oppression, de souffrance et de douleur. Le moment est venu pour cette initiative, après son succès, menée en coopération avec le Président du Parlement et le Premier ministre, et avec le soutien américain, arabe, saoudien et international, de progresser vers la stabilité souhaitée, fondée sur le rétablissement de la souveraineté du pays. »
Ministère libanais de l’Information