Une conférence de presse consacrée au message de Sa Sainteté le pape Leo XIV à l’occasion de la Journée mondiale des médias s’est tenue au Centre catholique d’information, en présence du ministre de l’Information Me Paul Morcos, du président de la commission épiscopale pour la 60e Journée mondiale des médias, Mgr Mounir Khairallah, ainsi que du directeur du Centre catholique d’information, Mgr Abdo Abou Kassm.
Ont également participé à la rencontre le président du Conseil national de l’information, Abdelhadi Mahfoud, le président du Conseil général maronite, Michel Matta, le directeur général du ministère de l’Information, le Dr Hassan Falha, ainsi qu’un grand nombre de professionnels des médias.
Dans son allocution, le ministre Morcos a souligné que « les médias disposent d’un pouvoir constructif, mais peuvent aussi exercer une force destructrice », estimant que « la parole peut bâtir autant qu’elle peut détruire les relations humaines ».
Il a insisté sur « la nécessité de promouvoir un discours fondé sur l’amour, la paix et la responsabilité », affirmant que « les recommandations du regretté pape François constituent une véritable feuille de route pour lutter contre la haine, le fanatisme, les tensions et les divisions confessionnelles ».
Évoquant les réseaux sociaux, le ministre a déclaré : « Une partie de ce que nous observons aujourd’hui n’est pas de la liberté, mais un abandon des valeurs et des principes fondamentaux », rappelant que « la liberté demeure indissociable de la responsabilité ».
Il a ajouté que le Liban « a progressé dans le classement mondial de la liberté de la presse, passant de la 140e à la 115e place depuis le début du mandat du président de la République, le général Joseph Aoun », tout en soulignant que « cette avancée reste insuffisante sans une utilisation responsable et rationnelle de cette liberté au service de la société et de l’État ».
M. Morcos a appelé « tous ceux qui portent la responsabilité de la parole au Liban, sur les réseaux sociaux comme dans les médias traditionnels, à faire prévaloir le langage de la raison et le discours de la sagesse sur la haine », rappelant que « les guerres commencent souvent par des mots ».
Il a également insisté sur « la nécessité de réfléchir avant d’écrire, de lire avant de juger et de vérifier avant d’affirmer », estimant que « la manière de s’exprimer est parfois plus importante que le contenu lui-même ».
Le ministre a conclu en appelant à « s’inspirer des paroles de l’Évangile et à revenir à l’essence même de la Parole ».
De son côté, le président du Conseil national de l’audiovisuel, Abdelhadi Mahfoud, a estimé que « la sagesse doit prévaloir dans tous les médias durant cette période », soulignant « la nécessité pour la justice de jouer pleinement son rôle afin d’encadrer les réseaux sociaux, qui sont aujourd’hui sans limites ».
Il convient de rappeler que le patriarche maronite Béchara Boutros Raï présidera une messe solennelle à l’occasion de la 60e Journée mondiale des médias, le dimanche 17 mai, au siège patriarcal de Bkerké.
Ministère libanais de l’Information