Dans une interview accordée à la journaliste Nada Saliba sur « La Voix du Liban », le ministre de l’Information, le Paul Morcos, a expliqué que « le ministère de l’Information met en œuvre une série d’initiatives visant à modérer les discours sur les réseaux sociaux. Ces initiatives opèrent à plusieurs niveaux, à l’exception des poursuites judiciaires, qui relèvent de la compétence du pouvoir judiciaire et des forces de l’ordre, et non du ministère de l’Information. »
Il a expliqué : « Le premier niveau est socio-éducatif. Nous informons les utilisateurs des réseaux sociaux et communiquons avec eux, par le biais d’appels et de campagnes de sensibilisation, sur la véritable finalité de ces plateformes : l’interaction, et non les insultes, la diffamation ou la violation des droits et libertés d’autrui. Ce travail se fait notamment grâce à des vidéos produites en coopération avec des organisations internationales telles que l’UNESCO, le Programme des Nations Unies pour le développement et des sociétés de production. »
Il a ajouté : « Le deuxième niveau est éducatif. Il implique une coordination continue avec les autres ministères concernés, en particulier le ministère de l’Éducation, avec lequel nous avons tenu une réunion vendredi dernier afin de lancer des campagnes de formation destinées aux élèves et étudiants sur le bon usage des technologies et des réseaux sociaux. »
Il a poursuivi : « Le troisième niveau intervient lorsque l’expression franchit la limite de la liberté d’opinion et d’expression et entre dans le domaine de la violation de la loi par le biais de la diffamation, de la calomnie, de l’injure et des injures. Cela relève de la compétence du pouvoir judiciaire, et plus précisément du ministère de la Justice, auquel la police judiciaire est subordonnée. Ce domaine n’est pas du ressort du ministère de l’Information.»
Il a souligné que « le quatrième niveau est le niveau juridique. Au ministère de l’Information, nous avons suivi le projet de loi sur les médias, que nous avons défendu au sein des commissions parlementaires jusqu’à ce qu’il atteigne sa phase finale et soit prêt à être approuvé par l’Assemblée générale du Parlement. Cependant, la volonté parlementaire, que nous respectons en vertu du principe de séparation des pouvoirs, a décidé de le réexaminer au sein de la sous-commission issue des commissions parlementaires mixtes. Ce projet de loi comprend une section relative à la réglementation des sites web, d’une part, et des dispositions spécifiques relatives à la lutte contre les discours de haine, d’autre part. »
Ministère libanais de l’Information