Le ministre de la Santé publique, Rakan Nassereddine — représentant le président de la République, le général Joseph Aoun — a inauguré le 27e Congrès pharmaceutique, organisé par l’Ordre des pharmaciens du Liban sous le thème « La transformation des soins de santé par l’excellence pharmaceutique », à l’hôtel « Le Royal », à Dbayeh.
Ont pris part à la cérémonie d’ouverture : le député Bilal Abdallah, président de la commission parlementaire de la Santé et représentant le président de la Chambre; le ministre de l’Information, Paul Morcos, représentant le Premier ministre Nawaf Salam ; le député Georges Adwan, président de la commission de l’Administration et de la Justice ; ainsi que des représentants des services de sécurité, plusieurs anciens présidents de l’Ordre, des doyens et directeurs d’universités, le président de l’Ordre des pharmaciens, Abdel Rahman Markabawi, et les membres du conseil de l’Ordre, en présence d’un grand nombre de pharmaciens et de médecins.
Le ministre de la Santé publique, Rakan Nassereddine, a pris la parole pour énumérer les problèmes majeurs auxquels est confronté le secteur de la santé, ainsi que les solutions que le ministère s’emploie à mettre en œuvre.
Il a déclaré : « Tout d’abord, je tiens à remercier le Président de la République de m’avoir chargé de le représenter ; je vous transmets ses salutations et son soutien. Aujourd’hui, je m’exprimerai en toute transparence sur le dossier des médicaments et sur les actions que nous menons en collaboration avec le président de l’Ordre. Ce dernier sait formuler des demandes fondées sur des dossiers dûment étudiés, dans le souci de préserver les droits des patients, d’une part, et ceux des pharmaciens et de l’Ordre, d’autre part.
Nous avons entamé une collaboration avec la précédente équipe dirigeante de l’Ordre, une coopération qui se poursuit aujourd’hui. Nous avons décidé d’ouvrir une nouvelle page et d’accompagner toutes les évolutions nécessaires. Nous traitons de nombreux dossiers, notamment ceux relatifs aux cotisations et aux retours de produits, en étroite coordination avec le ministère. Par ailleurs, nous allons renforcer l’Ordre par le biais de commissions scientifiques ; nous avons désigné 14 spécialistes issus de diverses facultés de pharmacie universitaires pour y siéger. Ils joueront un rôle clé dans l’élaboration des mécanismes de régulation, en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé. »
Il a ajouté : « La semaine prochaine, nous lancerons une application destinée au suivi de tous les médicaments. Si un citoyen rencontre un problème avec un médicament, il pourra en signaler le nom via cette application. Tout rapport faisant état d’un effet indésirable sera considéré comme un signalement officiel auprès du ministère. En fonction des résultats, les mesures appropriées seront prises, pouvant aller jusqu’au retrait du médicament du marché. » Il a poursuivi : « Quant à l’enregistrement des médicaments, il s’agit d’un dossier extrêmement complexe, entravé par de nombreux obstacles, notamment en ce qui concerne les effectifs du personnel et d’autres problématiques. À cet égard, l’adoption officielle des numéros d’enregistrement entrera en vigueur à compter du 1er novembre 2026. »
« Concernant l’Agence nationale du médicament, bien qu’il s’agisse d’une réalisation du Parlement, elle n’est pas encore opérationnelle, car nous devons faire adopter les décrets d’application nécessaires à son fonctionnement. Nous avons adressé une demande au Conseil de la fonction publique ; cette agence constitue en effet un pilier du secteur de la santé — un modèle présent dans tous les pays développés — et bénéficie, par ailleurs, du soutien des trois plus hauts responsables de l’État. Toutefois, sans outils opérationnels, elle demeure inefficace. L’un de ces outils est le Laboratoire central, dont la création a été approuvée par le Conseil des ministres. Une partie de ses équipements est déjà arrivée, et le reste suivra prochainement, permettant ainsi au Liban de se doter, enfin, d’un Laboratoire central après 35 ans d’absence. »
Il a ajouté : « S’agissant des réformes, les pharmaciens y jouent un rôle majeur, tant en temps de paix qu’en temps de guerre. Néanmoins, on ne saurait faire peser sur eux la responsabilité de la stabilisation des prix ; il convient également de prendre en considération la situation des citoyens. Malgré toutes les difficultés, nous avons déployé des efforts considérables pour répartir la marge bénéficiaire sur la facture finale, dans le but de stabiliser les prix. » Il a déclaré : « Concernant les médicaments biosimilaires, il n’y a aucun problème tant que la qualité est bonne, à condition que nous examinions la question avec toutes les autorités compétentes, que nous définissions les références, que nous formions les pharmaciens et que nous parvenions à réaliser des économies. À cet égard, nous ne ferons preuve d’aucune indulgence envers quiconque — individu, entreprise ou établissement — qui jouerait avec la santé des Libanais, notamment en cas de découverte de médicaments de contrebande ou contrefaits. Si tel est le cas, nous engagerons des poursuites judiciaires. Je tiens ici à remercier le Conseil des ministres pour avoir approuvé la proposition que nous avons soumise sur ce sujet. »
Il a conclu : « Nous avons pris une décision audacieuse et nous ferons tout le nécessaire pour préserver la santé des Libanais ; nous ne permettrons à personne de la mettre en péril. »
Ministère libanais de l’Information